Dagoma a décidé de frapper fort. Avec l’aide de l’agence de communication TBWA Paris, le fabricant d’imprimantes 3D s’est lancé l’objectif d’enrailler les échanges de fichiers 3D d’armes à feu sur le net.

Un engagement fort 

Nous le voyons tous les jours l’impression 3D permet de créer toutes sortes d’objets, utiles ou futiles. Les armes à feu n’échappent pas à la règle et depuis quelques années déjà, de nombreux fichiers circulent sur internet.

Chaque internaute est donc libre de les télécharger et d’imprimer chez lui une arme à feu fonctionnelle et intraçable. En effet, les imprimantes 3D fabriquent à partir de matière plastique ce qui a pour effet de rendre les armes indétectables. De plus, ces dernières ne disposent pas de numéro de série. L’exemple le plus parlant est celui du Liberator. Créé par Cody Wilson en 2013, les fichiers de l’arme ont été publié en ligne et ils permettaient de fabriquer une arme qui pouvait tirer quelques balles avant d’être hors d’usage.

Liberator-Pistolet-imprime-en-3D-utilisant-des-balles-reelles Dagoma hack les fichiers 3D d'armes à feu

Si certains pays, comme le Royaume Unis ont rendu illégal l’exploitation de fichier 3D d’armes à feu, d’autres ont au contraire autorisé leur propagation. C’est le cas des Etats-Unis qui, en aout 2018, ont autorisé la société Defense distributed à publier des plan 3D d’armes à feu.

Pour faire face à l’incontrôlable, Dagoma a décidé d’agir et de semer le trouble auprès des communautés de makers d’armes 3D.

Semer le trouble

Comment arrêter la propagation de ce genre de fichiers sur internet ? C’est impossible. Mais alors pourquoi ne pas diffuser des faux fichiers. C’est l’idée plus que brillante qu’a eu le fabricant de machines. Dotée d’une armée d’ingénieurs et de développeur, Dagoma a passé plusieurs semaines à télécharger les fichiers et plans 3D d’armes sur internet.

L’équipe a ensuite modifié chacun des fichiers 3D un par un pour les rendre inutilisables. Modification des diamètres des canons, changement d’angle empêchant la gâchette de venir déclencher le percuteur, les changements sont internes et minimes. Les utilisateurs ne peuvent se rendre compte qu’ils sont en possession d’un fichier modifié qu’en l’imprimant et en essayant d’assembler les pièces. L’arme ne s’assemble pas et ne tire pas.

Avec ce travail de titans, l’équipe de Dagoma a pu rendre inoffensives 400 pièces d’armes à feu. Ils ont ensuite utilisé les mêmes chemins que les concepteurs de fichiers d’armes pour les mettre en ligne. En utilisant des faux profils et en sécurisant leur connexion, les fichiers sont intraçables et ressemblent point pour point aux véritables fichiers.

13 000 téléchargements

Ainsi, l‘utilisateur des fichiers perd du temps, de la matière et surtout, il perd patience. Depuis leur mise en ligne, les fichiers ont déjà été téléchargés 13 000 fois. Un énorme coup de poing dans le système des fichiers 3D d’armes à feu.

En plus de cette opération, Dagoma a déclaré avoir équipé ses machines de programme pouvant détecter les fichiers d’armes chargés sur la machine. Ce programme va bloquer l’imprimante rendant le fichier non imprimable.

Et vous, que pensez-vous de l’initiative de Dagoma ?

 

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